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Emploi : ne pas oublier les plus exclus

La grande conférence sociale pour l’emploi, qui rassemble représentants des organisations syndicales, d’employeurs et des collectivités territoriales, s'est déroulée cette année les 7 et 8 juillet. Pour la première fois, les associations de lutte contre l’exclusion,  à travers le collectif ALERTE, étaient présentes. Elles ont insisté sur la nécessité d’inclure les plus précaires, et notamment les chômeurs longue durée, dans la feuille de route des politiques.

5 millions. C’est le nombre de personnes qui sont aujourd’hui, totalement ou partiellement, privées d’emploi en France. Un chiffre alarmant,  qui témoigne d’une situation économique et sociale insupportable, inefficace pour les personnes comme pour l’économie française, qui se prive de compétences et de ressources. Pour la troisième année consécutive, une grande conférence sociale est organisée par le gouvernement sur la question de l’emploi, privilégiant la méthode du dialogue social, de la négociation et de la concertation pour établir la feuille de route des élus sur ces questions. Cette année, plusieurs associations de lutte contre l’exclusion, et œuvrant dans le champ de l’insertion par l’activité économique, étaient représentées à ce rendez-vous afin de porter leurs revendications.

Table ronde sur l’emploi des plus précaires

L’expérience des associations et entreprises d’insertion est riche en enseignements. On ne se relève pas comme cela de la précarité, des années de difficultés, du manque de revenus et des déficits d’expérience professionnelle et de diplômes. En effet, comment retrouver un emploi si on ne peut se loger, se vêtir, s’alimenter correctement, se déplacer ? Comment retrouver un emploi quand on sort du système scolaire sans qualification ou lorsqu’on est en dehors du marché du travail depuis trop longtemps ? Toutes ces questions, loin d’être anodines, ont trouvé leur place à la conférence sociale lors d’une table ronde sur l’emploi des personnes les plus précaires. Aux côtés des jeunes et des seniors, ce public a lui aussi besoin d’être soutenu, accompagné et placé au cœur des réformes. C’est pourquoi les associations, réunies au sein du collectif ALERTE, avaient fortement insisté pour la tenue de cette table ronde spécifique.

Intégration des demandeurs d’emploi de longue durée

Pour lutter contre le chômage de longue durée, il faut bien sûr soutenir le développement économique des entreprises, lucratives comme non lucratives. Mais il faut aussi créer les conditions d’une embauche par l’entreprise des personnes vivant le chômage de longue durée. Malgré leurs compétences, malgré l’accompagnement qui leur a été proposé, les personnes en parcours d’insertion se heurtent bien souvent à un plafond de verre au moment d’aborder l’entreprise. Et pourtant, les entreprises ont besoin d’intégrer des compétences nouvelles, d’origines diverses, en correspondance avec leur stratégie de développement et leurs besoins en recrutement. C’est pourquoi les acteurs de l’insertion ont demandé, lors de la Conférence sociale, la signature d’un Accord National Interprofessionnel (ANI) pour l’intégration des demandeurs d’emploi de longue durée. Cette demande a été entendue par François Hollande, qui a inscrit la signature de cet accord sur sa feuille de route. Cet ANI est en effet indispensable pour que les entreprises et les partenaires sociaux s’engagent concrètement pour l’emploi des personnes en grand précarité. De nombreuses initiatives réalisées au sein du secteur de l’insertion prouvent que des solutions existent pour lutter contre le fléau du chômage de longue durée, qui touche aujourd’hui 2 millions de personnes… La mobilisation doit donc être collective.

Contribution du collectif ALERTE pour la grande Conférence sociale sur l’emploi des 7 et 8 juillet 2014  Contribution_ALERTE_GEIQ

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