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EMMAÜS FRANCE
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Emmaüs dénonce l’acharnement du gouvernement contre les compagnes et compagnons de l’abbé Pierre

Lors de l’examen du projet de loi asile-immigration, mercredi 6 juin en commission des lois du Sénat, un amendement gouvernemental a tenté sans succès de supprimer la disposition visant à donner un titre de séjour aux compagnes et compagnons d’Emmaüs en situation irrégulière, pour services rendus à la collectivité.

Un amendement heureusement rejeté par les sénatrices et sénateurs. Déjà à l’Assemblée nationale, cette disposition a été votée contre l’avis du gouvernement et soutenue par des député-e-s de tous bords politiques. Outre, une opposition déconcertante contre une mesure pourtant légitime, cet entêtement laisse également transparaitre le mépris de ce gouvernement envers les parlementaires. Emmaüs France encourage les sénateurs/trices à tenir bon en séance publique dans le cas où le gouvernement s’essayerait à une nouvelle tentative.

« Au nom des compagnes et compagnons de l’abbé Pierre, je veux dire notre consternation et notre incompréhension face à cet acharnement du gouvernement. Une attitude d’autant plus inexplicable que les communautés Emmaüs offrent des parcours exemplaires d’intégration qui sont unanimement reconnus », s’indigne Hubert Trapet, Président d’Emmaüs France.

Les travailleurs solidaires des communautés Emmaüs mènent des activités qui s’inscrivent au cœur de la transition écologique et solidaire. Leurs actions autour de la collecte, de la réutilisation et du recyclage permettent de développer une très importante solidarité à l’échelle locale, régionale, nationale et internationale. Vivre en communauté Emmaüs permet également l’apprentissage professionnel autours de nombreuses compétences liées à l’agriculture, la menuiserie (relookage ou transformation de meubles, etc…), la mécanique (réparation de matériel de jardin, de vélos, etc…), à la restauration, au commerce en ligne, à la vente…
Être compagnes ou compagnons d’Emmaüs c’est aussi accéder à un parcours d’intégration complet à travers l’apprentissage du français, l’acquisition, l’approfondissement et la valorisation de compétences professionnelles, la découverte du vivre ensemble et des fondamentaux comme la citoyenneté, la mixité, la solidarité, la laïcité et la tolérance. Au-delà de valoriser l’activité solidaire des communautés Emmaüs, cet article permettrait une application plus uniforme de la circulaire du 28 novembre 20123 qui instaure l’accès à ce titre de séjour spécifique et est aujourd’hui très inégalement appliquée sur les territoires.

Les communautés Emmaüs existent depuis 1949. Elles sont 119 sur le territoire et accueillent plus de 4 500 femmes et hommes en grande précarité.

Les compagnes et les compagnons Emmaüs en situation irrégulière comme régulière participent à un écosystème solidaire. Sans rien coûter au contribuable, ils cotisent à la sécurité sociale, à l’URSSAF, à la caisse de retraite et déclarent leurs revenus.

Ce statut permettrait de respecter la dignité des personnes accueillies et de reconnaître l’intérêt du modèle innovant et original proposé par le mouvement Emmaüs ou d’autres associations en matière d’insertion sociale.

Au-delà des avancées qui pourraient être votées à travers l’article 33ter, Emmaüs tient à rappeler qu’il condamne le contenu de ce projet de loi. Un texte dangereux qui remet en cause, en particulier le principe d’accueil inconditionnel et les valeurs de solidarité défendus par le mouvement. A cet égard, Emmaüs se mobilise notamment au sein des Etat généraux des migrations pour proposer une politique migratoire humaine et solidaire.

 

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